Sans paramédics…

Il existe une ligne invisible que l’on ne devrait jamais franchir. 
Celle où l’on choisit, consciemment, de fragiliser un service vital. 

Savez-vous que le plus grand cauchemar des paramédics, c’est d’arriver dans des délais excessifs sur les lieux d’un appel, comme une scène d’accident ou le domicile d’une personne en détresse? 


Aujourd’hui, c’est exactement ce qui se joue.

Pendant la pandémie, les conditions de travail dégradées ont vidé le réseau. Les paramédics ont quitté, épuisés et découragés.

La pénurie s’est installée.

Et ce sont les citoyennes et citoyens qui en ont payé le prix. 


Depuis, grâce à la mobilisation et à la pression syndicale des paramédics, un certain rattrapage des conditions de travail a été possible. Le nombre de paramédics est revenu plus près de la normale. Les temps d’attente ont diminué.

Mais, une fois de plus, ce fragile équilibre est de nouveau menacé. 

Imposer des baisses de salaire et des conditions inférieures, ce n’est pas faire preuve de rigueur.

— C’est saboter la relève.
— C’est hypothéquer la rétention.
— C’est creuser encore la pénurie de main-d’œuvre.

Affiche de campagne « Sans paramédics » présentée comme un film d’horreur, dénonçant la dégradation des conditions de travail des paramédics au Québec.

Note : les paramédics de la FTPQ-SCFP 7300 sont en grève générale illimitée depuis le 10 décembre 2024. Leur droit de grève est fortement limité par la Loi sur les services essentiels, alors les impacts sont administratifs, sans nuire au service direct à la population.